HISTOIRES VRAIES

Cela peut vous arriver !

Chaque jour, une nouvelle personne ou entreprise est victime d’usurpation d’identité. Cela peut arriver à n’importe qui et malheureusement c’est le cas pour ces quatre personnes qui racontent leur histoire dans l’espoir de vous aider et éviter que cela ne vous arrive.

Un préjudice financier de plus de 50.000 euros
Sven (27 ans)
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Un jour, Sven (27 ans) a reçu un appel d’une société de téléphonie, qui lui a indiqué qu’il avait une dette de 13.000 euros correspondant à un mois d’appels. C’est cet événement qui lui a permis de s’apercevoir que son identité avait été usurpée.

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Un bulletin de rémunération mène à une fraude aux prêts bancaires Anne (34 ans)

Un jour, un consultant d’une agence de location immobilière s’est présenté chez Anne (34 ans) pour discuter des conditions d’un prêt. Elle est tombée des nues. Elle a découvert que trois crédits avaient été demandés, qu’un compte bancaire avait été ouvert et qu’une demande d’abonnement téléphonique avait probablement été faite à son nom.

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Une vie bouleversée par une fraude à l’identité Niels (24 ans)
En juin 2006, Niels (24 ans) a découvert qu’une excavatrice avait été louée à son nom après avoir reçu un appel de la société de location. Sa carte d’identité, volée pendant le transport entre le fabricant et l’administration municipale, avait été utilisée pour commettre cette fraude.

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Vente par correspondance : un numéro de client suffit Laura (61 ans)
En décembre 2007, Laura (61 ans) a reçu une facture avec une mise en demeure envoyée par une société de vente par correspondance, auprès de laquelle elle était censée avoir commandé un home cinema. La commande avait été passée au moyen de son identification de client et seule l’adresse de livraison lui était étrangère.

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Sven (27 ans)

Un jour, Sven (27 ans) a reçu un appel d’une société de téléphonie, qui lui a indiqué qu’il avait une dette de 13.000 euros correspondant à un mois d’appels. C’est cet événement qui lui a permis de s’apercevoir que son identité avait été usurpée.

Au total, ses données personnelles ont été utilisées frauduleusement à neuf reprises. Des abonnements téléphoniques ont été souscrits, des prêts ont été contractés et des commandes ont été passées auprès de sociétés de vente par correspondance, probablement grâce aux données qui se trouvaient dans son portefeuille lorsqu’il a été volé, y compris sa carte d’identité et son adresse. Sven a subi un préjudice émotionnel. Lorsqu’il a découvert la fraude, il a souffert d’insomnies et il s’y est consacré jour et nuit. À un certain moment, ne sachant plus quoi faire, il a pensé à jeter l’éponge et à payer les dettes. Environ 50.000 euros de dettes ont été contractés à son nom depuis le 1er avril 2004 .

Lui-même a dépensé environ 1.000 euros en coups de téléphone, courriers et contacts avec les institutions. À ce jour, l’affaire n’est pas tout à fait réglée car une banque refuse encore de collaborer. Sven ne peut pas acheter de maison car il est enregistré auprès du bureau néerlandais des crédits (Bureau Krediet Registratie) à cause des emprunts frauduleux. Il est particulièrement mécontent du manque de coopération de la banque en question. Il n’approuve pas non plus l’attitude de la police, qui n’a pas fait grand-chose pour l’aider ou pour enquêter sur l’affaire, et a dû tout résoudre lui-même.

Anne (34 ans)

Un jour, un consultant d’une agence de location immobilière s’est présenté chez Anne (34 ans) pour discuter des conditions d’un prêt. Elle est tombée des nues. Elle a découvert que trois crédits avaient été demandés, qu’un compte bancaire avait été ouvert et qu’une demande d’abonnement téléphonique avait probablement été faite à son nom. Elle n’a pas connaissance de l’existence d’autres opérations, mais il ne serait pas impossible qu’il en existe. Anne suppose que l’auteur présumé a dû avoir accès à son bulletin de rémunération, qui mentionne son numéro national, son adresse, son âge, son sexe, son salaire brut et sa fonction. Elle suppose également qu’un faux passeport doit avoir été fabriqué. Heureusement, elle a détecté la fraude très tôt et à sa connaissance, le fraudeur n’a pas pu aller jusqu’au bout. Elle n’a donc subi aucun préjudice financier. Elle a porté plainte à la police et demandé un nouveau passeport, de nouveaux numéros de compte et de nouvelles cartes de crédit.

Elle y a passé tous ses après-midis de congé et elle a dû prendre en charge le prix de son nouveau passeport. Au départ, la police n’était pas disposée à l’aider et n’a rédigé un procès-verbal qu’après qu’elle a beaucoup insisté pour obtenir un document justificatif. Pour prévenir tout risque à l’avenir, Anne a fait enregistrer son cas à titre d’avertissement dans une application spécifique réservée aux institutions de crédit (Externe Verwijzingsapplicatie) et a informé le bureau néerlandais des crédits (Bureau Krediet Registratie) de la fraude potentielle. Elle évite désormais de recevoir des bulletins de rémunération et des duplicatas par la poste.

Niels (24 ans)

En juin 2006, Niels (24 ans) a découvert qu’une excavatrice avait été louée à son nom après avoir reçu un appel de la société de location. Sa carte d’identité, volée pendant le transport entre le fabricant et l’administration municipale, avait été utilisée pour commettre cette fraude. Son adresse a également été utilisée. Après avoir déclaré la fraude, il a appris que des abonnements téléphoniques et internet avaient été souscrits, qu’un compte bancaire avait été ouvert, qu’une autre excavatrice avait été louée et même qu’une société avait été inscrite à son nom auprès de la chambre de commerce. Différents achats avaient été effectués par l’intermédiaire de cette société. Niels estime que ses données personnelles ont probablement été utilisées une quinzaine de fois jusqu’à présent. Au total, la perte de salaire, les frais de justice et les frais de téléphone, de parking et d’essence se montent certainement à 20.000 euros. Ce calcul ne tient pas compte des frais engagés à son nom par le fraudeur, qui atteignent probablement environ 100.000 euros. Depuis cette fraude à l’identité, Niels souffre de divers problèmes psychiques : dépression, comportements compulsifs et agoraphobie, mais aussi palpitations, maux de tête et troubles du sommeil. Il est en traitement chez un psychologue depuis deux ans. Ses problèmes l’empêchent d’exercer la profession pour laquelle il a été formé. En ce moment, il ne peut pas travailler, ce qui lui pose des problèmes financiers. Avec ses parents, il a déposé plainte à la police. Il a pris contact avec les différentes instances concernées, entamé un procès et fait appel au total à trois avocats pour faire annuler la fraude.

Laura (61 ans)

En décembre 2007, Laura (61 ans) a reçu une facture avec une mise en demeure envoyée par une société de vente par correspondance, auprès de laquelle elle était censée avoir commandé un home cinema. La commande avait été passée au moyen de son identification de client et seule l’adresse de livraison lui était étrangère. Après avoir déclaré la fraude à la police, Laura a pris contact avec la société. Elle a précisé que sa dernière commande remontait à 2002 et qu’elle n’avait plus utilisé son numéro de client depuis lors. Elle a demandé à ce que son numéro de client soit bloqué et en a reçu la confirmation de la société. Une semaine plus tard, Laura a reçu une nouvelle facture. Elle a donc recontacté la société et exigé que ses données soient effacées du fichier. Elle a finalement pu résoudre le problème en février 2008. Ses données ont été effacées et Laura n’est plus considérée comme redevable du prix des produits commandés. La société de vente par correspondance lui a toutefois reproché sa négligence. Dans un premier temps, elle avait même refusé d’effacer son numéro de client. Laura n’a heureusement subi aucun préjudice financier mais la situation a provoqué des tensions désagréables pendant la période des fêtes. Laura est aujourd’hui encore plus prudente et méfiante qu’elle ne l’était auparavant.